Limitation des dividendes par la Fed

La Réserve Fédérale, Fed, a imposé des tests de résistance aux banques sises aux États-Unis. L’évaluation de la solidité face à une crise financière a été réalisée sur 31 établissements, et quelques-uns d’entre eux ont été contraints de revoir leur structure.

Ces tests consistent à garantir une bonne situation afin de poursuivre les prêts aux ménages et aux entreprises en cas de crise financière importante. Les scénarios envisagés étaient nombreux : faillite de plusieurs entreprises,  augmentation de l’instabilité sur le marché, chute de la Bourse… Avec ces phénomènes pouvant conduire à des pertes, il était possible de connaître si les banques disposaient d’assez de fonds propres vis-à-vis de leurs engagements, et aussi si elles n’accordaient pas une part de bénéfices trop importante aux actionnaires.

De trop grandes carences

Les banques étrangères ayant échoué aux tests sont la Santander et la Deutsche Bank. La Fed n’a pas accordé leurs plans de dotation de dividendes. Pour l’établissement espagnol, la Fed a constaté de grandes faiblesses critiques au niveau de son plan d’attribution de capital. Pour la banque allemande, la réserve fédérale annonce des carences significatives sur la reconnaissance des risques concernant ses aptitudes à anticiper les pertes et sa manière de réaliser les contrôles internes.

La Bank of America, malgré son importance, a obtenu la remarque « Sous condition ». Elle doit apporter plusieurs éléments jusqu’en septembre pour avoir l’aval de la Fed afin de distribuer un dividende et réaliser des rachats d’actions. L’établissement envisage alors une stratégie de rachat d’actions s’élevant à 4 milliards de dollars. Mais, le régulateur perçoit encore une faiblesse des contrôles internes.

Des profits à la baisse pour les actionnaires

La banque Morgan Stanley a été obligée de baisser les 5 milliards de dollars qu’elle envisageait de partager à ses actionnaires. Le PDG de la banque, James Gorman, a justifié ces montants pour récompenser les efforts accomplis dernièrement par l’établissement.

De son côté, Citigroup, qui a échoué aux tests à deux reprises en trois ans, a obtenu une bonne évaluation. Son dirigeant, Michael Corbat, avait d’ailleurs prévu de démissionner s’il n’arrivait pas à réussir le test cette année.

Les conditions exigées par le régulateur permettent d’avoir des résultats surprenants sur la distribution des dividendes. Les 23 établissements d’indice S&P 500 ont distribué 45 milliards de dollars aux actionnaires en 2007, mais cette année, ce chiffre tombe à 26.4 milliards.