Hausse de la fiscalité

Lundi soir, le sujet le plus discuté lors du Conseil municipal était les finances. Celles d’hier et celles d’aujourd’hui. Le vote contre le compte administratif 2014 des sept conseillers d’opposition qui s’est porté sur l’augmentation des charges de personnel de 3,5 % n’a surpris personne. Le maire a expliqué cette hausse en parlant de la mise en place de la réforme des rythmes scolaires et la progression des indices de certains agents de catégories B et C.

Les dotations d’État en chute

Véronique Ferreira et Sylvie Césard-Brunet, son adjointe chargée des finances déclarent qu’une baisse de 5 % se rapportant sur les charges à caractère général et par l’effet ciseaux (baisse des recettes et augmentation des dépenses courantes) a marqué ce compte administratif. Elles rappellent que les collectivités locales rencontres quelques difficultés avec la baisse des aides de l’État. Une chute de 542.000 euros en 2015 et une diminution de 169.000 euros en 2014 ont été vues à Blanquefort, sur la dotation globale de fonctionnement ou DGF.

Une volonté de faire des économies s’observe pour le budget primitif ou BP 2015, sans sous-estimer le niveau de service public. La plupart évoquent un budget responsable et offensif, donc la section de fonctionnement est en chute et il n’y aura pas d’emprunts pour cette année.

Cependant, il faut que le niveau d’investissements reste élevé, et prioriser la solidarité. La subvention au Conseil communal d’action sociale ou CCAS reste la même, mais une chute 5 % se relate sur 31 associations. Les travaux à la Vacherie avec 1,4 million d’euros cette année, la poursuite de l’aménagement du centre-ville, le lancement du programme de réhabilitation de l’école du bourg et l’entretien du patrimoine sont concernés principalement par ce programme d’investissement.

Une bombe à retardement dit Jean-Louis Albentosa

Même en acceptant quelques dépenses concernant l’extension du cimetière communal, la réfection du mur du parc de Majolan et le réaménagement des espaces publics du centre, l’opposition a tout de même voté contre le budget.

Jacques Padie (Front de gauche) estime qu’il défend les équilibres essentiels, surtout l’action destinée aux plus fragiles, et a validé le BP avec son groupe.

Cependant, Jean-Louis Albentosa déclare que ce budget est une bombe à retardement, en parlant d’une situation inédite et exprime son inquiétude quant aux années à venir. Il est contre l’augmentation de la part communale des impôts locaux. Il a affirmé qu’il trouve cela insupportable, et qu’il connaît des familles qui comptent leurs euros, en évoquant principalement la situation des travailleurs pauvres.

La justification d’un choix assumé

En effet, la majeure partie a choisi la pression fiscale, une chose non faite depuis 1996. On peut remarquer une hausse de plus de 6 % en se référant à la taxe d’habitation qui passe à 17,73 %, le foncier bâti à 23,38 % et le foncier non bâti à 49, 76 %.

Pour justifier le choix assumé, Véronique Ferreira s’appuie sur la solidarité municipale. Elle a expliqué que sur la commune, 150 foyers sont exonérés de taxe d’habitation, et souligne que les familles les plus modestes ne disposent que du plus bas niveau de tarification municipale.